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RETOUR AU TERRITOIRE

LE SAINTOIS

Le festival L’Echo du Marteau, c’est avant tout une histoire de territoire rural, celle du Saintois. Le Saintois est situé au Sud de la Meurthe-et-Moselle et se trouve à la limite avec le département des Vosges. C’est un espace à dominante forestière et agricole, offrant à ses visiteurs un paysage vallonné et atypique au sein du plateau lorrain. L’un de ses lieux phares est la colline de Sion, point culminant du Saintois : il ouvre des points de vue panoramiques sur l’ensemble du plateau lorrain et s’étend sur des centaines de kilomètres. Mais c’est aussi, et surtout, un lieu chargé d’histoire, de spiritualité et d’émotions.

Trouvant ses origines dès l’époque celte en tant que lieu de culte, la colline deviendra ensuite un haut-lieu de la chrétienté, dont témoignent le couvent implanté à Sion et les nombreux pèlerins qui fréquentent aujourd’hui encore les édifices qu’elle accueille. Au-delà de ce patrimoine religieux et naturel, la colline possède également un important patrimoine historique, dont persistent les fortifications de l’ancienne cité médiévale.

Que ce soit pour son atmosphère, son histoire, son patrimoine, sa position stratégique, ses paysages, ou sa spiritualité, il semble qu’un “je-ne-sais-quoi” a toujours attiré l’Homme sur la colline de Sion. C’est peut-être la raison pour laquelle ce territoire rural bénéficie de lieux culturels et touristiques comme la Cité des Paysages, ou d’associations de mise en valeur du patrimoine local telle que l’APAVA (Association Patrimoine de Vaudémont). De nombreuses personnes souhaitent préserver ce lieu unique et le partager avec les curieux de passage. C’est dans ce même objectif de mise en avant de ce territoire si singulier qu’est né L’Echo du Marteau.

 

RETOUR AU PARTAGE

LES HABITANTS ET LES CURIEUX

Ce qui se trouve au coeur du festival L’Echo du Marteau, c’est la volonté de partage et d’échanges. La richesse et le sens du festival se créent en rassemblant toute une palette d’acteurs dont les parcours, les savoirs et les envies s’entremêlent.

Les habitants - aux travers des institutions locales telles que la Cité des Paysages, l’association APAVA, la Communauté de Communes et la Mairie de Vaudémont - ont d’abord transmis à l’Echo du Marteau leur connaissance du lieu. Par exemple, pendant l’organisation en amont du festival, le maire de la commune de Vaudémont a partagé son expérience de la colline et a ainsi participé aux choix des sites de projet qui accueilleront par la suite les sept constructions.

En échange, les membres de l’association ont proposé aux habitants et aux curieux de passage, leurs visions du milieu de la construction, de l’architecture et du paysage. Pour sa première édition, le festival a proposé des conférences et tables-rondes ouvertes à tous. En rassemblant des acteurs très divers de la construction et de la planification, ces moments d’échanges ont permis d’ouvrir des moments de réflexions collectives autour de thématiques relatives à l’architecture, au paysage, aux matériaux, à l’environnement, à la ruralité, aux modes de l’habiter, …

L’Écho du Marteau souhaite être un moment de dialogue, permettant aux acteurs de la construction de se rencontrer, mais surtout à tout un chacun d’interagir avec eux. En proposant de nouvelles images de l’architecture rurale, et en ouvrant de nouveaux biais de compréhension pour le grand public, le festival se veut le témoin de l’architecture contemporaine. L’idée est de pouvoir réfléchir ensemble à notre cadre de vie, et bien entendu, de le construire ensemble.

 

RETOUR À LA MAIN

UN LABORATOIRE POUR EXPÉRIMENTER

Un autre constat est aux origines du festival L’Echo du Marteau : la construction est aujourd’hui l’un des domaines les plus polluants, bâtissant chaque année sur de nouveaux terrains naturels et agricoles, en utilisant la plupart du temps des matériaux exogènes, c’est-à-dire produits aux quatre coins de la planète et issus de matières souvent non renouvelables. Pour autant, de nombreux architectes et commanditaires (privés ou publics) cherchent à construire autrement : de manière sensée, mesurée, globale et le plus écologique possible.

Le festival s’inscrit dans ce mouvement et propose notamment à la Frugalité Heureuse et Créative (Association rassemblant architectes et entreprises autour de cette volonté d’un bâti plus respectueux de son environnement) d’organiser des débats et discussions en ce sens. En accord avec cet objectif, l’Echo du Marteau souhaite aller plus loin en imposant une contrainte forte aux participants : construire sans l’aide d’aucun outil électrique (exception faite en cette première édition à la visseuse-perceuse). La volonté derrière cette contrainte est double. D’abord, construire en “low-tech” (en opposition au “high-tech”), en utilisant donc très peu d’énergie électrique. Ensuite, démontrer qu’il est aujourd’hui possible pour chacun de construire sans avoir besoin d’outillages électriques complexes, mal ou non recyclables et parfois coûteux. Le festival se concentre ainsi sur le savoir-faire du travail à la main et la conscience de ce que déligner une planche, sur 3 mètres, à la scie égoïne, représente.

Finalement, l’objectif de cette première édition de l’Echo du Marteau a été le suivant : inviter des équipes aux parcours variés provenant de la France entière, à réaliser 6 constructions proposant une expérience unique sur 6 sites différents de la colline. Chaque équipe est composée de 2 à 4 personnes et bénéficie d’une semaine pour construire son projet. Celui-ci est composé uniquement de bois issu d’une scierie des Vosges, et doit être pensé en fonction du terrain où il s’installe. À la suite de l’événement, les réalisations restent sur place, visitables par les promeneurs, valorisant ainsi l’offre culturelle et touristique de ce territoire.